Emmanuelle Sion        Née et vit à Paris.

 

Diplômée des Beaux Arts de Nantes en 2006, Emmanuelle rentre à Paris, travaille en tant que graphiste et reprend une formation photographique en parallèle.

En 2007, elle obtient sa première commande avec les Frères Pourcel pour leur restaurant "le Sens" rue de Ponthieu à Paris.

S'en suivront alors d'autres commandes de mises en scène avec les Toys pour des collectivités ou des particuliers. C'est ce style photographique de mélange de décors papiers et de personnages vinyle qui la feront connaître.

Cette même année, les rencontres la mènent dans le monde de la Fragrance.

Elle commence une collaboration avec Kenzo Parfums puis avec Onirim "société de production" avec qui elle travaillera pour des marques de luxe tels Dior, Guerlain, S. Ferragamo, (...) pour des films institutionnels.

Freelance en photo et en illustration et développant toujours son travail personnel, Emmanuelle étend aussi aujourd'hui ses compétences à la direction artistique en accord le plus souvent avec son univers. Elle s'adapte à la demande de ses clients et répond à des projets aussi variés que la mode, la restauration, le parfum, le bijou... 

 

 

Dans ses travaux personnels, c’est autour du dual et de l’ornement, qu’Emmanuelle déploie son univers plastique.

Dans ces différentes séries sur «l’entre-deux», il ne s’agit que de donner à voir et à penser (en jouant, rejouant ou inventant des parties de vie) le devenir «Soi».

Son motif principal est la représentation du temps qui passe, qui est passé, celle d’une certaine réminiscence. Le corps, indice temporel et lieu des images, devient alors le médium de retranscription de la relation de l’être avec l’écoulement du temps. Il n’a cessé de se répéter et devient son «leitmotiv».

La compréhension se veut multiple dans son travail. Il lui faut toujours décontextualiser les personnes, les dialogues, les pensées, les actes, afin de créer un malaise et des questionnements nouveaux sur ce que l’on croyait établi mais qui pourrait être tout autre. 

«Si vous avez compris, vous avez sûrement tort» disait Lacan.

L’image coupe prélève, travaille le visible. Elle est acte de l’esprit. Ici, elle révèle tout à tour les lieux de passages où s’expriment l’écoulement du temps, l’éternel retour du passé, le passage d’une génération à une autre, les premiers conflits entre le «Moi» et le «Ca», le devenir «Soi».

- CV d'Emmanuelle Sion -